Le bénéfice du doute #3 : le Royaume-Uni, pique assiette de l’UE post-Brexit

Vous voyez ce  pote qui taxe dans toutes les assiettes à la cantine ? Il voulait goûter à tout, piquer les meilleurs morceaux et même la magnifique framboise au dessus de la tartelette. C’était le même qui demandait de manger les goûters des filles sans trop d’appétit. Il allait à tous les râteliers afin de récupérer la moindre petite miette.

Le Royaume Uni me fait penser à ce mec-là. Surtout depuis le Brexit. Il ne veut pas rester exclusif à l’Europe mais souhaite garder quelques relations pour garder la face. Enfin… garder la face, au mieux ! Parce qu’à l’origine, l’objectif était de pouvoir profiter de tout au moindre coup. Cette stratégie peut fonctionner, faut-il que l’interlocuteur n’ait pas trop d’informations. Si tu savais que ton pote s’était goinfré auprès de 5 autres, tu étais moins enclin a avoir pitié.

Le problème étant que les anglais ont grillé leurs crédits. Certes, ils ont décidé que la purée européenne n’était plus à leur goût, bien à eux. Malgré cela, ils veulent garder d’étroites relations économiques… je me demande si on ne se fait pas avoir… mais les états Unis ont bien compris qu’ils n’étaient pas les premiers sur la liste du pique-assiette.

Donald Trump a refusé les accords de libre-échange avec le Royaume-Uni, la semaine dernière, tant que les anglais négocieront des avantages avec l’Europe. Il a bien précisé que, s’il voulait avoir des accords spéciaux avec l’Europe, il ne passerait pas par l’intermédiaire des Britishs. Je ne suis pas le genre de personne en accord avec Donald Trump, je dois même avouer être dans le désaccord le plus total avec ses idées, sa façon de faire et sa manière d’être toute entière et surtout sa coupe de cheveux et la couleur de sa peau. Néanmoins, il a une caractéristique qu’on ne peut lui nier : il fait ce qu’il pense être dans l’intérêt de son pays, aussi débile que cela fusse, aussi égoïste que cela doit être. C’est bien par cette caractéristique que le royaume uni agit. Égoïste. Bien sûr, il n’y a que la France pour travailler au bénéfice des autres ou peut être l’Allemagne également… Quelle caractéristique ces deux pays partagent ? Ce sont les membres offrant le plus d’énergie à l’Union européenne, cela prouve quelque chos. Non ? En tant qu’entité commune, les membres de l’Union doivent se sentir comme un collectif pour pouvoir être en accord et être le plus efficace possible. Efficacité dure à trouver dans notre grande entité politique et culturelle. À cause de qui ?  Des pays qui ont adhéré pour leurs propres intérêts, typiquement le Royaume Uni. Charles de Gaulle (la référence politique par excellence pour une grande partie des français) refusait de voir les Biftecks adhérer à l’Union. Pourquoi ? Parce qu’il était connu que les anglais souhaitaient maximiser leurs investissements. Investissements qui ne furent pas à la hauteur de ceux des voisins… mais c’était déjà trop. Grâce au Brexit salvateur, les anglais veulent récupérer leur souveraineté par une gestion propre des frontières (or, ils n’ont pas  adhéré à l’espace Schengen) et de leur budget (ils payaient moins que les autres États membres de même envergure, leur contribution ne s’élevait qu’à 12,8 milliards d’euros contrairement à l’Allemagne qui contribue à un montant de 23,3 milliards d’euros..), de quoi osent-ils de plaindre ?

En attendant, , Theresa May se retrouve aujourd’hui dans une drôle de posture. Envoyée dans les cordes par les États-Unis et giflée par les négociations qui deviennent plus musclées avec l’union Européenne, la première ministre essaie d’éviter tant bien que mal les uppercut de la Chambre des Communes et de ses ministres qui se désolidarisent. David Davis (ministre chargé du Brexit) a démissionné le 8 juillet, le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson lui a emboîté le pas le lendemain. Ils préfèrent renoncer pour refiler le bébé à des ministres qui vont accepter le « doux » Brexit que la première ministre prépare. Même au sein du même parti, pourtant si souvent discipline, les voix et voies divergent. Le 10 Downing Street est triste, l’union ne prend pas pitié, reste dans la même posture pour le reste des négociations. Le doute s’installe : y a-t-il encore la place pour une issue heureuse ?

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s