La LMDE va rembourser les serviettes hygiéniques, tampons et autres cups

23 500 €. C’est le montant dans une vie, qu’une femme dépense dans les protections d’hygiène féminine. En plus de ce chiffre exorbitant, la TVA sur ce produit, qui n’est toujours pas considéré comme de première nécessité, reste de 20%. La LMDE – La Mutuelle des Étudiants – devient pionnière sur ce sujet en annonçant le remboursement partiel des serviettes hygiéniques, tampons et cups.

Menstruation, règles, ragnagnas, indispositions … Les euphémismes à propos des règles sont nombreux et démontrent que le tabou sur règles court toujours. Pourtant, le fait d’annoncer le remboursement de ces produits montre une réelle volonté d’assimiler les règles comme un sujet de santé publique et de reconnaître le gouffre financier qu’il représente et donc le poids économique pour les étudiants qui ont un pouvoir d’achat s’amoindrissant au fil des années.

La procédure est simple : la cliente et même le client de la mutuelle envoie la facture ou le ticket de caisse de ses produits menstruels pour se faire rembourser. En effet, les messieurs, aussi, peuvent faire profiter de ce remboursement à une femme de leur entourage. La mutuelle peut alors rembourser de 20 à 25 € par an sur les produits hygiéniques féminins. Cela peut paraitre dérisoire mais c’est un grand pas pour un sujet encore méconnu et où des efforts sont à fournir.

Une initiative encourageante mais d’autres efforts sont à faire …

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Source : Site internet Yoni ©https://www.yoni.care/fr/

Oui, le remboursement est un grand pas mais les femmes sont encore victimes de tous les tabous et secret reliés aux règles et aux produits d’hygiènes féminines. Car la problématique est plus que sociétale. En plus des chuchotements pour demander un tampon quand les règles débarquent sans crier gare, les réflexions sur les soi-disant changements d’humeur pendant les règles : la recette des tampons et serviettes est un secret bien gardé.

Quand on regarde la composition d’un tampon, il y a coton, polyester, rayonne, aussi appelé viscose et du parfum (ou parce que les règles sentent apparemment, tellement mauvais que l’odeur devrait être couverte par un parfum floral …). Autant dire des fibres synthétiques (ou si naturelles, pleine de pesticides …) à base de molécules aussi utilisées pour produire du plastique et qui se dégradent très mal dans l’environnement. On n’en sait rien de plus. Aucune information sur des produits qui touchent la partie la plus intime et l’un des plus fragile du corps féminin, en direct rencontre avec les muqueuses vaginales qui reçoivent ces molécules très rapidement et les transmettent dans le sang.

Pour cela, des nouvelles solutions, de plus en plus plébiscitées font leur apparition : cups, serviettes lavables ou tampons bio.

Finalement, l’initiative de la LMDE est à applaudir et, on l’espère, soulèvera un débat de fond sur cette thématique encore trop cachée. De plus, elle devrait servir d’exemple aux autres mutuelles afin d’ouvrir ce remboursement à toutes les femmes !

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