La Promesse de l’Aube : une adaptation réussie

Ce mercredi 29 novembre 2017, nous avons eu la chance d’assister à l’avant-première lilloise de La Promesse de l’Aube en présence d’Éric Barbier (réalisateur), Charlotte Gainsbourg, Pierre Niney et Nemo Schiffman (acteurs).

Le challenge d’adapter au cinéma ce monument de la littérature française de Romain Gary est relevé avec brio. À bon entendeur, La Promesse de l’Aube n’est pas un film autobiographique de Romain Gary. En effet, Éric Barbier fait le choix de décentrer l’histoire de Romain afin de faire de Nina, sa mère, le personnage principal. Ainsi, le film s’articule autour de la relation mère/fils exceptionnelle et inédite qu’entretenait Romain Gary avec sa mère.

Partageant l’amour et la haine, le fierté et la déception, la dépendance et la lassitude, ces deux personnages, bien qu’ayant réellement existés, semblent très caricaturaux.
Charlotte Gainsbourg livre une prestation incroyable dans son rôle de mère russe, revancharde, surprotectrice, extrêmement fière et jusqu’au-boutiste. Quand à Pierre Niney, il excelle une nouvelle fois en endossant le costume d’un grand homme des arts français (après Yves Saint Laurent, en 2014). Son jeu d’acteur se moule parfaitement au caractère à la fois naïf, sarcastique mais aussi acharné et ambitieux de Romain Gary.

Grâce au focus sur le personnage de Nina et sur la relation mère/fils ainsi qu’un casting sur mesure, La Promesse de l’Aube d’Éric Barbier se démarque de la trame du livre et fait de ce film une œuvre à part entière, bien au delà d’une simple adaptation. Autre point fort, malgré la dimension dramatique de ce récit, l’humour ne manque pas à ce film. Notamment grâce à des personnages secondaires comme ceux joués par Didier Bourdon et Jean-Pierre Darroussin mais aussi grâce à des situations qui tournent au ridicule, causées par le personnage de Nina.

Comme souvent lors des avant-premières, la séance de cinéma s’est clôturée par un échange chaleureux entre la salle et l’équipe. Les quatre artistes se complétant : Pierre Niney avec sa joie communicative et son humour, Éric Barbier avec son sérieux et sa pertinence, Charlotte Gainsbourg avec sa douceur et enfin Nemo Schiffman avec sa fraîcheur du haut de ses 17 ans.

La Promesse de l’Aube, sortie le 20 décembre.

Note : 4/5

Publicités

2 réflexions sur “La Promesse de l’Aube : une adaptation réussie

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s