Blade Runner 2049 : humain ou réplicant ?

Après une violente série de révoltes en 2020, les replicants, imaginés par Tyrell, ont été bannis. Dans la même année, un grand black out a engendré la déstruction quasi complète de toutes sortes de données digitales sur la planète. La société parvient à survivre seulement grâce à des cultures synthétiques créées par Wallace, une société fondée par le mystérieux Leander Wallace, développant ainsi une nouvelle série de replicants, totalement soumis et obéissants à l’homme et avec une durée de vie indéterminée.

En 2049 à Los Angeles l’ordre règne. Jusqu’au moment où l’agent K, un des Blade Runner, fait une découverte qui pourrait compromettre toutes les années de reconstruction de la société.

Produit par Ridley Scott (réalisateur du premier opus) et réalisé par Denis Villeneuve (Prisoners, Enemy, Sicario, Premier Contact), Blade Runner 2049 s’offre une belle affiche : Ryan Gosling, Harrison Ford (qui revient dans le rôle du premier film), Ana de Armas, Sylvia Hoeks, Robin Wright, David Bautista, Jared Leto, Mackenzie Davis.

30 ans après le premier opus, le réalisateur canadien nous fait à nouveau plonger dans l’univers futuriste crée par Scott. Un monde où l’humanité est surpeuplé et où les hommes ont décidé de créer des robots pour en faire leurs esclaves, jouant ainsi le rôle de dieux en créant des « replicants » de l’être humain, c’est-à-dire des êtres parfaits, qui seraient encore plus humain que l’humain réel.

Et c’est bien cette question sur laquelle va se jouer tout le film : qui est le plus humain ?

Dans ces 163 minutes de film, la question se pose à chaque image. Tous les secrets et les mystères se cachent derrière ce même dilemme. Avec ce film, Denis Villeneuve nous livre ce qui est probablement sa meilleure œuvre. Il réussit à maintenir les codes cinématographiques d’il y a 30 ans, tout en arrivant à remettre ce monde au goût du jour.

Tout ce que l’on nous montre à l’écran fonctionne à merveille. L’histoire est racontée lentement, avec beaucoup de suspense : on ne s’ennuit jamais. Les acteurs interprètent brillamment leurs personnages, même les seconds rôles.

Autre grande réussite du film : la bande originale (pas étonnant quand on sait que c’est Jóhann Jóhannsson et Hans Zimmer qui l’ont composé). Finalement, c’est la photographie qui est probablement le point le plus fort de ce second opus, mise au point par Roger Deakins (Skyfall, Time Out, Les Noces Rebelles), qui porte sur ces épaules treize nominations aux Oscars. Les plans sont hypnotiques, les couleurs utilisées racontent à elles-même une autre histoire, parallèle au film.

Blade Runner 2049 n’est pas un simple film de science fiction à la Star Wars ou Star Trek. Le niveau est bien au-delà d’effets spéciaux aux budgets hallucinants. Ce qui compte vraiment c’est l’histoire, les personnages et enfin cette question : est-ce qu’un replicant est plus humain qu’un réel être humain ?

Note : 4,5/5

 

Publicités

Une réflexion sur “Blade Runner 2049 : humain ou réplicant ?

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s