L’Espagne et la Catalogne sont-elles prêtes pour le divorce ?

Entre incertitudes, mauvaises négociations, dialogue de sourds : La Catalogne ne semble pas au bout de ses peines.

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Voilà à quoi ressemblerait l’Espagne (en gris) sans la Catalogne (en rouge).

Dimanche dernier, la Catalogne a demandé le divorce à l’Espagne. Ce n’est pas la première fois qu’elle lui en fait part. Comme un vieux chantage amoureux, ce n’est pas la première fois qu’elle tente le coup. En 2014, elle avait déjà enregistré une majorité de « Oui ».

Cela n’est donc pas arrivé comme un cheveu sur la soupe. Cela fait un moment que le Nord de l’Espagne souhaite se séparer du Sud.

Cela aurait pu être un divorce par consentement mutuel. Une réelle discussion, et un processus vers l’indépendance. Néanmoins, les différends ont débuté très tôt.

A partir de l’élaboration du règlement du référendum, les débats se sont envenimés. En effet, il était déjà considéré comme illégal. Selon le conseil constitutionnel espagnol, il violait huit articles de la constitution. Pourtant, comme une ultime trahison, la Catalogne a abouti son souhait séparatiste le 1e Octobre.

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©Day Donaldson

Dans les rues, on peut sentir une réelle la tension : la police est présente et montre des actes autoritaires pour empêcher les citoyens à se déplacer aux urnes (on dénombre 844 blessés d’après le département de la santé.). Cela n’a pas empêché 2,2 millions de personnes à se déplacer. Finalement, 90% des voix souhaitent activement cette séparation.

Madrid ne bouge pas : « Il n’y pas eu de référendum aujourd’hui » est la seule réponse du Premier Ministre espagnol Mariano Rajoy. Cela semble être une position ferme ; pas vraiment. Cela fait quelques temps que son pouvoir est fragilisé, ne reposant que sur une coalition sécable et une opinion publique méprisante.

Une grève générale s’ensuit, dès le 3 Octobre. Suivie par le FC Barcelone, des blocages des routes, jusqu’à la fermeture la Sagrada Familia… Elle touche toutes les branches d’activités. Cela ne semble donc pas être une simple lubie, contrairement à ce que le gouvernement peut penser.

Le débat s’étend à l’Europe, jusqu’à l’international. Que doit faire l’Union Européenne ? Après le Brexit, ce phénomène montre une nouvelle limite de l’Europe. Doit-elle intervenir ? Jouer un rôle d’arbitre ? Ou laisser la souveraineté étatique gérer ? Seul l’avenir pourra nous le dire.

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