Les livres politiques : les invités de la Présidentielle

Emmanuel Macron, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon ou encore Didier Hassoux et Christophe Labbé : tous ont comme point commun d’avoir publié un livre, comme argument de campagne, présentoir d’idées ou comme moyen de destruction. Parfois brandis très fièrement, parfois réutilisés contre un adversaire, les livres politiques rythment et défont la campagne présidentielle.

Des livres de campagne

La politique fait vendre et les politiciens le savent. À l’instar de Nicolas Sarkozy et son « Tout pour la France » qui servira de lancement de campagne, le livre politique laisse une trace immédiate et surtout médiatique. Quelques semaines plus tard, Patrick Buisson, l’un de ses plus proches conseillers du temps où il était à l’Elysée, publie « La Cause du Peuple » et c’est un véritable coup d’éclat contre l’ancien Président. Entre deux anecdotes inédites et surprenantes, il déroule des citations chocs, tels que « qu’est-ce que je vais foutre en Guyane ? C’est 200 000 habitants dont la moitié d’analphabètes » ou « pour avoir des nouvelles de mes ministres, je n’ai qu’à regarder Paris Match, c’est le nouveau Journal Officiel ». 

Parmi les candidats encore en lice pour la Présidentielle, beaucoup ont aussi opté par une publication littéraire : Emmanuel Macron et sa « Révolution », où il présente, entre autres, sa vision de la politique ; Jean-Luc Mélenchon et son programme retranscrit dans « L’avenir en commun » ; ou encore Benoit Hamon et « Pour la génération qui vient », malgré l’aveux qu’il n’est pas le seul auteur.

D’autres politiques, souvent soutiens de candidats, publient eux aussi leur livre, à l’image de Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira ou Anne Sinclair.

 

Des enquêtes et analyses journalistiques

Et si un livre était à l’origine de la non-candidature de François Hollande ? C’est ce que beaucoup de spécialises pensent. En octobre 2016, Gérard Davet et Fabrice Lhomme publient « Un Président ne devrait pas dire ça » où ils reviennent sur le quinquennat de l’actuel Président à travers plus de soixante entretiens en tête à tête avec le locataire de l’Elysée. Véritable tsunami médiatique, des extraits de ce livre seront repris par ses adversaires politiques comme arguments à son égard.

Même conséquences pour « Bienvenue Place Beauvau », publié par Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé. Repris par François Fillon pour évoquer un « cabinet noir » à l’Elysée qui serait responsable de la publication de ses affaires, la « théorie du complot » et la bombe médiatique qu’il lâche alors en direct sur France 2 le lui seront reprochés. Les auteurs du livres montent au créneau et contre-argumentent les propos de l’ancien Premier Ministre : trop tard, le mal est fait.

Mais bien d’autres écrivains et journalistes s’emparent de l’élection présidentielle : Agnès Verdier-Molinié, Ce que doit faire le (prochain) Président ; Caroline Derrien, Les Macron ; Marine Turchi et Mathias Destal, « Marine est au courant de tout ».

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