Captain Fantastic : à la recherche de l’équilibre

Ben Cash est un père de famille qui s’est installé avec sa femme et ses six enfants au milieu de la nature, très loin du monde réel de la consommation et des “fables religieuses”. Il a fait le choix de se couper du reste du reste de l’humanité, de renoncer à ce qui fait la culture populaire la plus basse, au junk-food, à l’opulence, à la maîtrise médiocre des langues et à l’ignorance.

Il élève ses enfants selon les valeurs philosophiques des plus grands penseurs de notre monde. Malheureusement, un événement tragique oblige Ben à abandonner sa vie dans la nature pour faire face à la vie réelle. Cela l’emmènera, lui et sa famille, dans un voyage au cœur d’un monde qu’ils ne connaissent que dans les livres.

L’histoire, qui s’ouvre donc avec cet événement, est un merveilleux roadmovie qui rappelle le chef-d’œuvre “Little Miss Sunshine” dans l’ambiance du film et l’attachement aux personnages.
En effet, ce film est une merveille, non pas pour son histoire qui n’a rien de vraiment originale, mais plutôt pour ces personnages qui transportent le spectateur dans leur monde de sincérité et d’intelligence.

S’il y n’y avait qu’un mot pour définir ce film, ce serait « intelligence ». En particulier pour la façon dont la famille se confronte à ces gens “normaux”. De l’extérieur, ils sont vu comme des “freaks”, des monstres, pour leur façon étrange de se comporter et ne peuvent être acceptés socialement.
Du point de vu de la famille Cash, les vrais monstres humains ce sont nous. Nous, avec nos smartphones, nos supermarchés, notre ignorance, nos objets futiles. Ils ne nous comprennent pas à cause de notre matérialisme : pour eux, nous sommes les esclaves d’objets et de toutes choses futiles. En tout cas, toutes ces choses qui n’ont aucune valeur dans leur forêt d’origine. Tout ce que l’on croit posséder en réalité n’a aucune valeur. La mission de Ben est donc d’enseigner à ses enfants à vivre selon les lois de la vie et non celles des objets.

L’objectif de ce film est donc de trouver un accord entre les deux univers, une ligne intermédiaire qui réussit à accorder les deux réalités opposées sans que l’une n’affecte trop l’autre.
Vainqueur du prix “Un Certain Regard” au Festival de Cannes, ce film entre dans le cercle fermé des films que l’on peut regarder des dizaines de fois en retrouvant la même émotion.
Viggo Mortensen nous livre, une fois de plus, une splendide interprétation et nous procure de vives émotions.

Avec cette comédie dramatique, Matt Ross (« American Psycho », « American Horror Story », etc) nous offre un film qui nous fait sourire tout en nous donnant une leçon philosophique sur le sens de la vie.

Note : 3,5/5

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