ÉDITO #1 : Il nous restera ça

Il nous restera ça

L’idée de Demain Lucien est née au matin du 14 novembre 2015.

Quelques heures plus tôt, on avait attaqué la France. La mienne. Paris. MON Paris. Le quartier de mes premières sorties, de mes premiers bars, de mes premières bières, de mes premiers concerts, celui où j’étais chaque jour, celui où Paris prenait toute sa folie.

Les images d’une nuit blanche éclairée par la télévision, le vacarme des informations et des désinformations, la vitesse des notifications, le sentiment de perdre tous les acquis mais d’entrer dans une nouvelle génération ont laissé place au besoin de silence et de gueuler. Besoin que tout se taise, besoin de tout dire. C’est pour cette raison que j’ai eu l’idée de ce projet. Il me fallait un espace pour dire ce que je ressentais, pour en parler, en faire parler.

Demain Lucien sera accessible à tous, collaboratif, libre. Si quelque chose vous révolte, si quelque chose vous fait vibrer, que vous voulez le clamer, l’expliquer, ou le partager : écrivez-le. Il y aura les chroniqueurs réguliers, ceux qui ont leur chronique, leurs articles, leurs sujets. Et puis il y aura les collaborations éphémères : pour ceux qui ont envie d’écrire un article un jour, ou beaucoup plus.

 

« Si vous avez la chance d’avoir vécu jeune homme à Paris, où que vous alliez pour le reste de votre vie, cela ne vous quitte pas, Paris est une fête. » Hemingway

 

La colère et la tristesse ont laissé place à un immense besoin de culture. J’ai eu besoin de redécouvrir ceux qui avaient fait la France et Paris. Ces œuvres qui ont traversé les âges, les guerres, les tragédies.

Je pense que nous faisons des choses pour qu’elles restent. Nous créons pour marquer l’histoire, nous créons pour qu’il nous reste cela. Le futur nous fait peur mais est essentiel. Le passé tourmente parfois mais nous l’admirons. Le présent est ce qui les lie. Nous créons maintenant pour plus tard en nous inspirant d’autrefois.

C’est ainsi qu’il est, non pas important, mais essentiel de lire, écouter et regarder ceux qui ont fait notre présent en imaginant leur futur : Zola, Hemingway, Musset, Sartre, Fitzgerald, Apollinaire, Hugo, Voltaire, De Beauvoir, Molière, Picasso, Dali, Cézanne, Renoir, et tous les autres.

Il est essentiel de sortir, de faire la fête, de boire des verres et des cafés en terrasse, d’aller au théâtre, au cinéma, à des concerts, à des expos, de lire, de flirter, de rire, de découvrir, de ne jamais rien lâcher et de se sentir libre. Il est essentiel de vivre. Vivre encore plus qu’avant.

« Le plus grand ennui c’est d’exister sans vivre. » Victor Hugo

Peter Rechou.

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